DAK’ART 2014

11ème Biennale de l’Art Africain Contemporain 09/05>08/06

Justine Gaga


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Indignation : installation, dimensions variables, 2012, © Justine Gaga.

Si l’ont considère que les artistes femmes ont le malheur d’être femme parce qu’elles doivent constamment prouver leur légitimité, Justine Gaga a su en tirer partie. Indignation est une déclaration d’indépendance et un appel à la résistance. Les termes indépendance et résistance sont à comprendre dans deux sens. Le premier, étant une libération et une opposition artistique de l’artiste qui fait fi des conventions dans une Afrique et un monde de l’art souvent machiste. Le second, étant la volonté de l’artiste de dénoncer le fondamentalisme, le nationalisme, le libéralisme, le népotisme et la corruption encouragés par une économie de marché poussée à l’extrême par les agences de notations. Le monde est raciste, violent, sexiste de sorte qu’il est sur le point d’exploser. En personnifiant les problèmes du monde par des bombonnes de gaz anthropomorphes, l’artiste tend à démontrer la responsabilité de chacun puisqu’« on a les dirigeants que l’on mérite ». Que ce soit en raison de manipulations électorales, absence d’élection ou un taux d’abstention élevé, les élections n’ont plus de sens car le monde est condamné. L’explosion serait peut être bénéfique et l’occasion de repartir à zéro.

Justine Gaga est née en 1974 à Douala où elle vit actuellement. Dès son enfance, elle admirait les photographies et les plaques publicitaires qu’elle observait en ville. C’est ce qui la conduite en 1996 à apprendre la sérigraphie. Dans les ateliers de Joe Kessy, Sabastiene et Viking, Justine s’initie à la peinture, travaillant le sable, la terre, le papier. Justine Gaga rencontre Goddy Leye qui lui propose une résidence à Art Bakery à Bonendale, Douala. Depuis le OFF de la biennale de Dakar en 2006 avec le projet Exitour, elle a participé à de nombreuses expositions : lauréate de Culture France ( Visa pour la création) à Gaborone au Botswana, en 2008, lauréate de la bourse UNESCO Aschberg en Colombie en 2010.

Voir en ligne : http//justinegaga.jimdo.com