DAK’ART 2014

11ème Biennale de l’Art Africain Contemporain 09/05>08/06

Sam Hopkins


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Logos of Non Profit Organisations working in Kenya (some of which are imaginary) : installation, sérigraphies, 80 x 230 x 5 cm chaque, 2010, travail continu, © Sam Hopkins.

Il ne fait aucun doute que le secteur des ONG est très florissant au Kenya. Cependant, ce qui les définit comme organisme de bienfaisance, de développement ou d’aide est peu clair. Sam Hopkins nous interpelle sur cette multitude d’ONG et leurs missions déviantes par l’esthétique à l’oeuvre dans leurs logos. Son installation est un assemblage de plusieurs de ces logos réels ou imaginaires. Tous les logos sont affichés dans le même format imprimé sur des carrés blancs simples et montés avec un cadre en bois minimaliste. Il n’est pas évident de déterminer lesquels sont réels et lesquels créés par l’artiste. Avec cette installation, Hopkins soulève des questions légitimes sur le rôle des ONG et les bonnes œuvres qu’ils prétendent faire au Kenya. Il débusque les motivations cachées de ces soi-disant organismes de charité et la dissimulation de stratégies de pouvoir qui caractérisent leur travail.

Sam Hopkins est né à Rome en 1979 et a grandi au Kenya et en Angleterre avant de faire des études d’histoire et d’espagnol à Edimbourg et à Cuba. Il a, par la suite fait des études en art contemporain à Oxford et à Weimar. Il vit à Nairobi depuis 2006. Ses oeuvres in situ répondent au contexte à la fois social et politique dans lequel il vit. Son art s’apparente en quelque sorte au documentaire, où il reprend et réimagine des éléments, histoires et personnages de la vie de tous les jours. Bien que l’artiste se méfie des grands récits, son oeuvre semble s’inspirer des questions liées à l’espace public et à la négociation d’une pratique participative de l’art. La forme, quant à elle, peut varier selon le contexte spécifique qui inspire une oeuvre, allant du projet développé durant de nombreuses années – comme Slum TV, un groupe de média communautaire, et Urban Mirror, un collectif d’activistes de l’espace public – à des formes plus lyriques, comme un ensemble d’interventions et d’installations issues de son travail en solo, dans le cadre de Usually4 et en collaboration avec Maasai Mbili. L’artiste a récemment commencé à se concentrer davantage sur les spécificités et l’esthétique du secteur du « développement ».

Voir en ligne : www.samhopkins.org