DAK’ART 2014

11ème Biennale de l’Art Africain Contemporain 09/05>08/06

Samson Kambalu


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Early Film : vidéo, 44", 2013, © Samson Kambalu.
The Last Man in Paris : vidéo, 4’44", 2013, © Samson Kambalu.

Les deux films présentés par Samson Kambalu, Early Film et The last man in Paris se composent de clips réalisés lors de performances où l’artiste met en scène son propre corps dans sa vie quotidienne d’immigrant Africain vivant en Europe. Early Film se compose de deux films intitulés « Nude Ascending Stairs » et « Balls ». Dans le premier, dont le titre est un clin d’oeil à la première oeuvre controversée de Marcel Duchamp, Kambalu monte les escaliers d’un appartement, nu mais pourtant chaussé d’une paire de baskets. Dans Balls, Kambalu semble dans une aire de jeu où il s’amuse à faire bouger des boules sur plusieurs barres de fer. Son regard enfantin en dit long. Le contraste de ces deux scènes interroge sur la fragilité, la sensibilité et l’équilibre de l’être face à son environnement.
The Last Man in Paris se compose de cinq scénettes filmées en noir et blanc à Paris et à Londres. Kambalu emprunte les codes du cinéma muet des années 1920 qu’il lie à des effets qui, à la manière de Keaton et Chaplin, conduisent le spectateur vers des situations de plus en plus burlesques.

Samson Kambalu est né au Malawi en 1975 et est basé à Londres. Artiste et auteur, il travaille avec divers medium, la peinture et le dessin, les installations in sitù, la vidéo, la performance et la littérature. Il aborde l’art comme une arène pour la pensée critique et les activités souveraines. Son premier livre, The Jive Talker or How to Get a British Passport, un questionnement sur la mémoire de l’artiste qui a grandi en Afrique, est publié en anglais et en allemand. Depuis 2009, Kambalu donne des conférences-performances combinant l’art et la littérature. Son dernier roman, Uccello’s Vineyard, place ironiquement l’invention de la photographie et son influence sur l’art moderne à l’époque de la haute Renaissance, dans le contexte des bouleversements religieux de la Réforme. Le « Nyau Cinema » de Kambalu est une série de performances ludiques, des « coups de gueule », présentées sous forme de vidéo-clips sur divers réseaux sociaux sur le web, dans des cabines de projection spécialement conçues ou dans des installations vidéos.

Voir en ligne : www.samsonkambalu.com