DAK’ART 2014

11ème Biennale de l’Art Africain Contemporain 09/05>08/06

Kira Kemper


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Colonnade Parade : divers tissus, molleton et mousse, performance, 10x1x1 m, 2013, courtesy de l’artiste.

Colonnade Parade fait partie d’une série de performances combinées à la sculpture. Elle fait directement référence à l’espace très structuré et colonial des Company’s Gardens au Cap (Afrique du Sud) où les photographies de mariage sont prises. Ce jardin reflète l’architecture classique et néo-classique qui a été favorisée par les colons anglais établis au Cap. La notion de jardin à l’anglaise en Afrique était fondamentalement une tentative de contrôler, domestiquer et dominer le paysage africain exotique imaginaire. Revêtant cette pseudo colonne déformée, inversée et allongée, l’artiste tente d’adoucir la masculinité toute puissante des Company’s Gardens. Elle déambule lentement le long de l’allée centrale, un peu comme un cortège et pose pour des photos comme une jeune mariée. Ce costume extravagant brillant a attiré l’attention de nombreux passants et suscité des échanges photographiques. Les différents échanges avec le public étaient surprenants. Beaucoup de gens ont immédiatement identifié le costume comme une sorte de costume de mariage tandis que d’autres le considérait sans utilité. L’objectif de Kemper est de capter l’état d’esprit du promeneur du XIXe siècle dans cet espace colonial. Alors que dans l’espace de la galerie, ce costume fonctionne comme une sculpture ou la relique d’une performance.

Kira Kemper est née à Johannesburg, en Afrique du Sud en 1988. Elle a obtenu son diplôme des beaux-arts de l’Université de Wits en 2010. Kira a poursuivi sa formation avec une maîtrise en beaux-arts de l’école d’art Michaelis à Cape Town en 2013. Kira a exposé à Johannesburg, Cape Town et Berlin dans le cadre du programme Homebase résidence en 2013. Kira s’intéresse à l’espace public en Afrique du Sud et produit des sculptures in situ et des performances dans les lieux publiques. Ses sculptures / accessoires / costumes imitent souvent l’architecture coloniale trouvée dans ces espaces. En utilisant le tissu comme support du fait de ses qualités tactiles et relationnelles, Kira est capable de ramollir, de tourner en dérision et de se moquer de ces symboles de la domination coloniale en Afrique du Sud. Les performances avec ces sculptures / accessoires / costumes sont documentées par des vidéos et photographies.

Voir en ligne : www.kirakemper.com