DAK’ART 2014

11ème Biennale de l’Art Africain Contemporain 09/05>08/06

Nomusa Makhubu


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  • © Ogbechie

Self-Portrait : 4 photographies, dimensions variables, 2013, Courtesy de l’artiste et de Erdmann Contemporary, Cape Town.
Mfundo, Impahla neBhayibheli (Education, Apparel, and the Bible).
Umasifanisane II (Comparison II).
Umasizanisane I, Inhlamvu Yamehlo (The gaze).
Goduka (Going/ Migrant Labourers).

La manière de Nomusa Makhubu d’aborder l’Autoportrait (Self-Portrait) est de s’insérer dans plusieurs photographies de l’époque coloniale. Elle permet à l’artiste d’explorer l’histoire socio-politique, économique, religieuse et culturelle de l’Afrique du Sud à travers son propre corps et le corps des sujets noirs du passé. En fait, par un voyage à travers le temps vers ce passé colonial, elle met en relation l’évolution de l’auto-représentation de l’homme noir et les formes d’identité sociale et d’identification de l’après-apartheid en Afrique du Sud. Par exemple, Inhlamvu Yamehlo (Le Regard) montre femmes et enfants en costume traditionnel avec autant de force que Mfundo , Impahla neBhayibheli (éducation, habillement et la Bible) qui montre des hommes et un jeune garçon dans des vêtements de style occidental de cette époque. Dans les deux images, l’image de Makhubu est incluse tel un calque transparent. Il permet aux spectateurs de voir à travers son corps ces sujets historiques. De même, dans les deux vignettes ovales, Umasifanisane I (Comparaison I) et Umasifanisane II (Comparaison II), les images de femmes portant des enfants sont projetées sur le ventre transparent de l’artiste peut-être pour évoquer la féminité, la maternité sur deux périodes historiques différentes.

Née en 1984 en Afrique du Sud, Nomusa Makhubu est un artiste primée qui vit et travaille actuellement à Grahamstown. Elle termine actuellement un doctorat en histoire de l’art et culture visuelle à l’Université de Rhodes à Grahamstown, en Afrique du Sud. L’identité, la culture, la terre, l’homme, l’économie et la religion sont quelques-unes des questions abordées par Makhubu. Elle ne craint pas d’explorer l’histoire sombre et glauque de l’Afrique du Sud. Dans sa célèbre série d’Autoportrait, les images projetées d’elle-même sur un matériau historiquement sensible l’amène à explorer les questions de la représentation de soi et de l’identité. L’identité est un thème que Makhubu revisite en permanence et utilise pour contester les notions de représentation, en particulier dans un contexte colonial.

Voir en ligne : www.erdmanncontemporary.co.za