DAK’ART 2014

11ème Biennale de l’Art Africain Contemporain 09/05>08/06

Ato Malinda


English
français

Mshoga Mpya : Performance, 2014, Courtesy de l’artiste, © Daniel Jack Lyons.

Ato Malinda dans ses performances aborde la sexualité, la colonisation, l’appartenance raciale et le patrimoine culturel. Performances devant un groupe, participation du public dans une galerie, représentations publiques sur la rue ont été utilisées dans ses oeuvres précédentes. Fidèle à son titre, Mshoga Mpya (nouveau gay) est très intime à double titre. En premier lieu, cette performance ne peut être vue que par une seule personne à la fois. Le spectateur seul se retrouve face à face avec l’artiste dans une cabine fermée. Deuxièmement, lors de la performance elle-même, Malinda devient le réceptacle des réactions du spectateur face à l’évocation d’histoires vécues de LGBT. Les histoires ont été recueillies par l’artiste à Nairobi. Elle aborde ces non-dits en mettant en scène ce recueil de conversations tout en préservant la vie privée de ces individus grâce à l’espace intime de la cabine, lieu de la performance. La moitié du visage de Malinda est peint avec le drapeau arc-en-ciel de la communauté LGBT. Elle porte des vêtements non sexués et une petite perruque afro à l’aspect androgyne. Dans cette performance, ce n’est pas tant le genre qui est en jeu mais plutôt ​​ces vies de personnes LGBT racontées pour être partagées. Selon Malinda, on parle trop peu de la sexualité en Afrique.

Ato Malinda est née en 1981 et a grandi aux Pays-Bas, au Kenya et aux Etats-Unis. Elle a étudié l’histoire de l’art et la biologie moléculaire à l’Université du Texas à Austin et fait actuellement une maîtrise en beaux-arts à Transart Institut, New York. Elle a commencé sa pratique professionnelle en tant que peintre et utilise maintenant la performance, le dessin, la peinture, l’installation et la vidéo. Elle est également commissaire indépendant. Elle a exposé à la Neue Gesellschaft für Bildende Kunst (NGBK) à Berlin, à la Galerie Townhouse au Caire, au Salon Urbain de Douala au Cameroun et au Musée Karen Blixen à Copenhague. Ses oeuvres précédentes portaient sur les origines de l’africanisme dans un contexte post-colonial, telles A Black Man’s View, A White Man’s Taboo, une exposition sur les hiérarchies raciales à Nairobi ; elle se concentre maintenant sur l’ontologie de l’expérience féminine et du féminisme africain et sur les effets de l’architecture en examinant les ségrégations sociales et les théories de la performance.

Voir en ligne : www.atomalinda.org