DAK’ART 2014

11ème Biennale de l’Art Africain Contemporain 09/05>08/06

Slimane Raïs


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Célébration : installation avec 70 porte-drapeaux, canons de confettis, 54000 confettis en forme d’étoile dorée, dimension variable, 2014, © Slimane Raïs.

Petit-fils d’un tirailleur, Slimane Raïs ne pouvait pas ne pas saisir cette opportunité de la Biennale de Dakar pour réaliser un triple hommage :
Le premier, aux 70 soldats assassinés à Thiaroye (située dans la périphérie de Dakar), en décembre 44. Un événement qui rappelle celui des massacres de mai 1945, en Algérie.
Le deuxième, aux 54000 tirailleurs sénégalais tombés sous le drapeau français pendant la 1e et la 2e guerre mondiale.
Et enfin, à son grand-père, que l’artiste a très peu connu, mais dont il garde un très beau et lointain souvenir.
L’œuvre se compose de 70 porte-drapeaux et autant de canons de confettis, de 40 cm de long, contenant environ 54000 confettis, en forme d’étoile dorée
Au départ, une bande sonore diffuse une chanson, les Africains. Il s’agit d’un chant militaire chanté par les tirailleurs sénégalais pendant la guerre. Cette bande sonore dure 4’58’’, c’est le temps qu’il faut à l’artiste pour distribuer les 70 canons de confettis, accrochés aux porte-drapeaux. A la fin de la bande sonore, tous les canons sont actionnés, libérant ainsi, dans les airs, 54000 confettis dorés. L’ensemble des canons est jeté au sol, et demeure avec les confettis, dans l’état, jusqu’à la fin de la Biennale.

Slimane Raïs est né en 1964 à Constantine, il est professeur à l’école supérieure d’art et design Grenoble-Valence. Il construit son œuvre (Sculpture, photo, vidéo, installation et performance) à partir de rencontres, des échanges de paroles, d’objets personnels, d’histoires, de secrets…, de ce qui constitue la part la plus individuelle de chacun de nous : le ppcm (plus petit commun multiple), cette formule empruntée aux mathématiques et qui constitue, depuis plusieurs années, le socle conceptuel de son travail. Certaines de ses œuvres sont dans les collections des musées d’art contemporain de Lyon et de Grenoble, la fondation Lettera 27 à Milan, la ville de Vénissieux… Plusieurs commandes publiques : la Ville de Dortmund (Allemagne), le département de Haute-Savoie ou la ville Floirac (Aquitaine). Il a exposé au FRAC Poitou-Charentes (Angoulème) en 2011, à L’Art dans les Chapelles, 20ème édition (Bretagne) en 2010, à l’institut Français d’Alger en 2008, à la Biennale d’art contemporain de Lyon - Veduta - 2007, au Musée d’art de Timisoara (Roumanie) en 2006, à l’Espace d’art contemporain Rurart à Poitiers en 2005, au Musée de Grenoble en 2004. Il est co-auteur de plusieurs ouvrages dont : « Pour parler », avec Pascal Nicolas-Le Strat. Ed. PUG, 2002, « Le bal », avec Christian Ruby. Ed. La Passe du vent, 2005 ou encore « La Jardin des délices », avec Jean Jacques Gleizal. Ed. Rurart, 2006. Son travail est évoqué dans plusieurs publications dont : « L’art dans son moment politique », 2000. Ed. La Lettre volée, « Un art contextuel », 2003. Ed. Flammarion, de Paul Ardenne, « In The Arab World… Now », de Jérôme Sens. Ed. Galerie Enrico Navarra, 2008.

Voir en ligne : galerie-gounod.com