DAK’ART 2014

11ème Biennale de l’Art Africain Contemporain 09/05>08/06

Shu Lea Cheang

  • Composting The Net : web art, 2012.
  • Shu Lea Cheang

Artiste, conceptualiste, réalisatrice de film, réseauteuse, Cheang conçoit des installations en réseau et des performances pour plusieurs acteurs comme des improvisations participatives. Elle rédige des récits de science-fiction pour ses scenarii de films et ses œuvres imaginaires. Elle fabrique des réseaux sociaux ouverts avec des intrigues transgressives permettant l’interaction du public. Elle a été une activiste engagée des médias pendant deux décennies (1980-1990) à New York.
Cheang ferme sa parenthèse à New-York en participant à la première commission pour la collection de web art du musée Guggenheim (collection Brandon,1998-1999). Après sa "délocalisation dans la zone euro" en 2000, Cheang est l’initiatrice de plusieurs collectifs rassemblant de nombreux créateurs de performances et œuvres collaboratives. Dans le même temps, elle poursuit son approche transversale sexe-genre de l’art. Se considérant dans la zone "post-crash de BioNet", dans son cycle de travail actuel, Cheang s’éprend "d’amour viral", de "bio bidouille".
Concernant l’œuvre Composting The Net, Shu Lea Cheang explique : « En tant qu’artiste du réseau, je suis membre de plusieurs communautés de culture numérique en ligne et nous communiquons via des mailing lists modérées qui sont des plateformes ouvertes pour diffuser des informations, proposer discussions et débats. Voici quelques-unes de ces listes – « Nettime lancée en 1995 est une liste pour la mise en réseau des cultures, politiques et tactiques ; « Spectre », pour l’art multimédia et la culture en Europe ; "Empyre-soft_skinned_space" contribue à des perspectives critiques sur des thèmes définis à l’avance ; "AHA" est axé sur l’activisme et le hacktivisme artistique.
Ces listes contiennent des octets et pixels de connaissances, contributions des internautes. A la fois éphémères et substantielles, elles sont le legs de notre culture de réseau et son accumulation de débris de données que redécouvriront dans le futur les archéologues du web ou les démineurs du post-net. « Composting the Net » propose une version optimiste de recyclage de notre propre champ de fouille numérique. Nous explorons les textes, parcourons les pages, confiant dans la pertinence de ces références sur notre existence numérique. Ce composte de données permettra aux jeunes pousses de germer avec plus de vigueur que jamais ». Shu Lea Cheang vit et travaille à Paris.

Voir en ligne : www.compostingthenet.net