DAK’ART 2014

11ème Biennale de l’Art Africain Contemporain 09/05>08/06

1990 : les origines

Une Biennale des Lettres

La Biennale de Dakar est relativement jeune. Instituée depuis 1989 avec une première édition dédiée aux Lettres en 1990, elle sera réservée à l’art contemporain lors de la deuxième édition avant d’être définitivement consacrée à la création africaine contemporaine à partir de 1996.

La Biennale de 1992 est la première édition de DAK’ART. Elle n’a pas, au départ, accordé la priorité aux artistes africains mais était plutôt soucieuse de favoriser la rencontre d’expériences, de démarches et de discours entre artistes et professionnels de divers horizons et d’apporter ainsi une contribution à la réflexion sur l’art contemporain et à la promotion des artistes africains.

A la lumière des recommandations issues de l’évaluation de DAK’ART 1992 et fort de la volonté exprimée par le Gouvernement du Sénégal, la Biennale de Dakar s’est positionnée en faveur de l’art contemporain africain à partir de 1996. Il s’agissait d’abord de marquer une identité vis-à-vis des autres biennales d’art contemporain.

Il s’agissait aussi d’élargir les possibilités de promotion des artistes africains faiblement représentés dans les grands événements artistiques internationaux. Il s’agissait enfin, pour l’Afrique, d’élaborer son propre discours sur l’esthétique et de participer à la conceptualisation d’instruments théoriques d’analyse et d’appréciation de propositions artistiques.

Manifestation unique sur le continent

La Biennale de l’Art Africain Contemporain de Dakar est l’unique manifestation d’envergure sur le continent à consacrer exclusivement sa sélection aux artistes vivant sur et hors du continent.

Elle a permis de :
puce Valoriser la création de nouveaux modèles dans le domaine des arts.
puce Confirmer ou révéler les talents aussi bien dans le monde des arts plastiques que dans celui du design et des arts numériques.
puce Susciter de nouvelles approches dans la définition et la conceptualisation des arts contemporains en Afrique.
puce Révéler auprès d’un large public venu des quatre coins du monde une Afrique qui crée et innove.
puce Impulser de nouvelles collaborations entre créateurs africains d’une part et d’autre part entre créateurs africains et ceux des autres continents.

La Biennale est née de la volonté de l’Etat du Sénégal qui en assume la tutelle et des artistes du pays qui, depuis les années 70, organisent régulièrement des salons d’Art qui mettent à jour les différentes phases de l’évolution de la création artistique contemporaine.

Spécificité

L’idée était de faire de cette Biennale une vitrine des Arts et des Lettres en Afrique. Après deux éditions, l’option fut prise de consacrer la manifestation exclusivement aux arts plastiques et au design avec une petite fenêtre sur le textile et la tapisserie. Aujourd’hui, les arts numériques trouvent leur place dans le DAK’ART. Le salon de la tapisserie et du textile n’existe plus au sein de la Biennale des Arts.