DAK’ART 2014

11ème Biennale de l’Art Africain Contemporain 09/05>08/06

Moustapha Dimé


English
français

  • Crédit photo Laurence Attali
  • Crédit photo Laurence Attali

Un peu de ce que cette terre et ses créateurs nous ont donné

C’est en 2000 à Lille, en France, lors de l’exposition dite L’Afrique à Jour, dont Yacouba Konaté est le commissaire, que Jean-Paul Blachère découvre l’œuvre de Moustapha Dimé. Ce fut pour lui la découverte d’une autre dimension de l’Afrique, un continent où il est régulièrement allé depuis le début des années 1980.
En fait, l’entrepreneur qui a osé et a créé l’architecture des illuminations festives avec du métal et du fil-lumière ne pouvait qu’entrer en communion avec l’artiste qui a osé et créé par la transmutation des objets communs en noble œuvre. Jean-Paul Blachère est fasciné par les sculptures de Dimé en ce qu’elles apprivoisent les forces naturelles avec des bois flottés épurés par le ressac, lavés par le reflux, purifiés par la brûlure du soleil sur l’éperon rocheux de Gorée ; en ce qu’elles subliment les corps en les assemblant selon une verticalité mystique et un équilibre mystérieux, leur donnant une nouvelle vie.
Sollicitée en urgence par la communauté artistique et en particulier par Ousmane Sow, la Fondation Blachère accepte de recevoir des œuvres de Moustapha Dimé qui ne pouvaient plus rester, en 2008, à La Villette à Paris où elles étaient en dépôt. De 2008 à 2014, avec l’accord de la famille, la Fondation Jean-Paul Blachère conserve à Apt, en Provence, les sculptures. Aujourd’hui, à ses frais, elle est heureuse de les acheminer à Dakar, et, mieux, de les présenter dans le cadre d’une exposition hommage à Moustapha Dimé.
Cette exposition est pour nous le signe qu’aujourd’hui, les conditions de la conservation et de la promotion des œuvres de Dimé depuis le Sénégal sont réunies. Par ce juste retour des œuvres de Moustapha Dimé sur sa terre natale, la Fondation Blachère respecte ses engagements envers sa famille, l’Etat sénégalais et ses amis artistes dont Kenzo Malou et Fodé Camara, naturellement scénographes de l’exposition.
La Fondation Jean-Paul Blachère remercie le Ministère de la Culture du Sénégal et la Biennale de Dakar, pour leur implication dans la réalisation de ce retour dont l’exposition est la première étape. Elle adresse une mention spéciale à Gérard Sénac, Directeur général de l’entreprise EIFFAGE, partenaire de ce programme.

© Claude Agnel, Administrateur délégué de la Fondation Jean-Paul Blachère