DAK’ART 2014

11ème Biennale de l’Art Africain Contemporain 09/05>08/06

Fayçal Baghriche


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  • Courtesy de l'artiste et de la Galerie Campagne Première
  • © Matthieu Parent

Wenn du ins feuer guckst (Quand tu regardes dans le feu) : Caisson lumineux, 200 x 240 cm, 2012, courtesy de l’artiste et de la Galerie Campagne Première.

« J’étais à Vienne et je cherchais un titre pour mon exposition » nous dit Fayçal Baghriche. « Je suis rentré dans un magasin pour acquérir un poster qui m’intéressait particulièrement. La propriétaire s’est mise alors à me donner sa définition de l’art : l’art, c’est quand tu regardes dans le feu et que tu vois des formes se dessiner, ça c’est l’art. »
L’artiste décide de donner cette définition comme titre à son exposition, puis à la pièce exposée ici. Cette œuvre propose une lecture spécifique du ready-made en la rattachant à une problématique récurrente dans le travail de l’artiste : la disparition.
A Dubaï, l’artiste achète l’enseigne d’un magasin de luminaires. Il n’en garde que la partie que nous voyons. L’image d’une jeune fille qui disparaît dans la lumière. Ainsi revisitée, cette enseigne entre de plain-pied dans l’histoire de l’art, celle des représentations singulières. La réponse de l’enseigne devient ici une question de représentation.
Et puis, à regarder de près, l’image de la fille semble disparaître, elle est « délavée » par le temps. L’artiste consacre en effet une bonne partie de sa pratique à collecter ces images qui, à force d’exposition dans les vitrines ou les enseignes, disparaissent sous la lumière du soleil. Il collecte des fantômes urbains pour nous les rendre à l’exposition.

Né en 1972 à Skikda en Algérie, Fayçal Baghriche a étudié à la Villa Arson de Nice avant de s’installer à Paris. Privilégiant la performance, la photographie et la sculpture, il s’est d’abord interrogé sur la place de l’artiste dans l’espace social avant d’intervenir sur des symboles collectifs.

Voir en ligne : entrepriseculturelle.org/fayce/baghriche.html