Le mot de Mme Marième BA, Secrétaire Générale de la biennale

Monsieur le Ministre de la Culture et de la Communication,

Monsieur le Président du Comité d’Orientation de la Quatorzième édition de la Biennale de l’Art africain contemporain,

Excellences Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et représentants du Corps diplomatique,

Monsieur le Secrétaire général du Ministère de la Culture et de la Communication,

Monsieur le Directeur de Cabinet du Ministre de la Culture et de la Communication,

Mesdames et Messieurs les membres du Comité d’orientation de la Quatorzième édition de la Biennale,

Monsieur le Directeur général du Musée des civilisations noires, 

Mesdames et Messieurs les Directeurs et chefs de services du Ministère de la Culture et de la Communication,

Monsieur le Directeur Artistique,

Mesdames et Messieurs les membres de la communauté artistique et culturelle,

Mesdames, Messieurs les Partenaires de la Biennale,

Mesdames, Messieurs les Journalistes, 

Mesdames, Messieurs, chers invités, 

La Quatorzième Biennale de l’Art africain contemporain DAK’ART, marquant également l’anniversaire des 30 ans de l’institution est une édition qui se bâtit sur les fondamentaux d’une volonté politique affichée de l’Etat du Sénégal : faire de la Biennale de Dakar la vitrine de la promotion du meilleur de la création, un espace de validation et de légitimation de la création artistique contemporaine et une plateforme de rencontre et de confrontation.

Comme tout projet culturel majeur, la Biennale de l’Art africain contemporain constitue un espace de médiation et de promotion, une tribune de publicisation pour une forme de création esthétique, un cadre de socialisation d’un produit, service et bien culturel. 

La Biennale de Dakar, Dakar ville créative, fait une part belle aux dynamiques qui donnent une envergure nouvelle au continent africain, dont le destin est de vivifier le monde nouveau, après avoir accouché de l’humanité et accompagné ses premiers pas.

“Nous allons et revenons à Dakar, au même lieu. Mais ce lieu, par son ouverture, par son travail et ses ambitions, est déjà devenu, pour nous, le lieu de pensée, le site excellent de la renaissance de l’Afrique contemporaine, à partir de l’esprit de la culture africaine, au sens de l’esprit des lois», disait le Professeur Théophile OBENGA, en 1990 lors de la première Biennale de Dakar.

C’est fort de cette philosophie que cette prochaine édition, prévue du 28 mai au 28 juin 2020, à travers le thème général « I Ndaffa/Forger/Out of fire » présenté par le Directeur artistique désigné Docteur El Hadji Malick Ndiaye, Historien de l’Art, ouvre le débat sur le rôle de l’artiste et les rapports entre identité et pratique artistiques dans un univers globalisé.

La Biennale 2020 nous interpelle sur notre capacité à prendre en charge et à promouvoir nos identités propres, à préserver nos imaginaires et à les valoriser au marché des images, à positionner nos potentiels créatifs comme ressources alternatives, à révéler et à s’approprier les dimensions culturelles et artistiques contenues dans les autres domaines. 

Mesdames, Messieurs, chers invités 

Cette tension entre tradition et innovation se manifeste également dans la sélection des espaces qui accueillent les expositions, dans la richesse et la diversité du contenu du programme général.

Elle se perçoit aussi dans le souci de faire dialoguer, avec les arts plastiques, tous les autres arts (musique, danse, gastronomie, etc.), de faire converger, avec la culture, d’autres domaines de la vie comme les transports, le sport, l’économie ou encore le numérique.

Porteuse d’un débat sur notre époque, la création contemporaine tisse également de nouveaux liens avec le secteur du tourisme. Fortement porteuse en termes d’image, elle peut être le support médiatique d’un projet de renouvellement et de développement urbain. En proposant un nouveau regard sur ses paysages, son patrimoine, sa culture, ses savoir-faire, la Biennale de l’Art africain contemporain joue un rôle d’interprétation du territoire. Elle peut, à sa façon, rendre compte des mutations d’un territoire, le valoriser et l’inscrire dans l’avenir.

En somme, l’espace de projection de la Biennale 2020 se veut un espace total pour ses publics, des publics aussi diversifiés que possible.

Dans cet effort de faire de la Biennale de l’Art africain contemporain, un terrain de rencontre, autour des arts plastiques, de toutes les dynamiques en cours dans notre pays, en Afrique et dans le monde, nous avons bénéficié, comme de coutume, du soutien renouvelé de l’Etat du Sénégal, des partenaires institutionnels et privés, et des mécènes.

Il me plait, à ce moment de mon propos, d’adresser mes vifs remerciements et d’exprimer ma profonde gratitude à Monsieur le Ministre de la Culture et de la Communication pour le portage politique du projet de la Biennale, au Président du Comité d’Orientation pour sa détermination, sa courtoisie et sa bienveillante disponibilité à l’endroit de toute l’équipe de la Biennale.

Le public, d’ici et d’ailleurs, aura donc encore l’occasion de s’émerveiller devant la beauté et l’étrangeté des œuvres, d’apprendre et de partager sur des thématiques toujours renouvelées, parce qu’actuelles, de rendre l’hommage qu’ils méritent aux bâtisseurs et aux innovateurs, d’acquérir des œuvres de collection, ou, tout simplement, de prendre du plaisir, car l’art est d’abord plaisir.

La Biennale 2020 est la Biennale de tous, sans exclusive, elle se veut ouverte et accessible, tout en restant une manifestation inspirée, profonde et innovatrice.

Mesdames, Messieurs, chers invités 

Je vous remercie de votre aimable attention