Cette exposition sur les collections des musées sera l’occasion de traiter de la vie des objets sous un double aspect. D’abord, elle sert de passerelle entre l’art contemporain et l’ « art africain », donnant ainsi une nouvelle compréhension des dynamiques de l’art actuel qui s’est constitué dans la différentiation/relation avec l’« art africain ». Elle permet aussi de faire échos à l’actualité internationale qui a suivi le rapport sur la restitution du patrimoine africain.

Les évènements de ce projet s’articulent entre initiatives de recherches scientifiques et créations artistiques. Les composantes majeures sont :

– Exposition collective  Ateliers de troubles épistémologiques (ATE) au Musée Théodore Monod en mai-juin 2020.

 – Soirées de l’oralité et soirées de projections de films réunissant de multiples voix (conteurs, slameurs, poètes, danseurs…) dans l’espace du jardin du musée.

– Atelier/journée d’étude, avec la participation d’étudiants, d’artistes, etc. – Une édition réunira des articles témoignant de la pratique de la recherche conduite par les participants, des récits interrogeant de manière directe ou détournée les formes normalisées de production, de classification et de distribution du savoir, mettant en lumière des zones d’ombres de l’historiographie en s’intéressant à son hors champ, en élargissant la focale d’observation. La multiplication des récits conduira à une approche critique permettant de varier les perspectives, de décloisonner des savoirs, d’offrir une pluralité de voix, de générations et de formats.

Ce projet de recherche conçu par El Hadj Malick Ndiaye (docteur en histoire de l’art, conservateur du musée T. Monod) et Emmanuelle Chérel (docteure en histoire de l’art, HDR, école des Beaux-Arts Nantes Saint-Nazaire) est rattaché au Centre de Recherche Nantais Architectures Urbanités de l’école nationale supérieure d’architecture de Nantes et fin financé par la Fondation de la Maison des Sciences de l’Homme (FMSH).