TROUBLES ÉPISTÉMOLOGIQUES DANS LES COLLECTIONS

Cette exposition sur les collections des musées sera l’occasion de traiter de la vie des objets sous un double aspect. D’abord, elle sert de passerelle entre l’art contemporain et l’ « art africain », donnant ainsi une nouvelle compréhension des dynamiques de l’art actuel qui s’est constitué dans la différentiation/relation avec l’« art africain ». Elle permet aussi de faire échos à l’actualité internationale qui a suivi le rapport sur la restitution du patrimoine africain. 

Les évènements de ce projet s’articulent entre initiatives de recherches scientifiques et créations artistiques. Les composantes majeures sont :

Exposition collective  Ateliers de troubles épistémologiques (ATE) au Musée Théodore Monod en mai-juin 2020. 

 Soirées de l’oralité et soirées de projections de films réunissant de multiples voix (conteurs, slameurs, poètes, danseurs…) dans l’espace du jardin du musée. 

Atelier/journée d’étude, avec la participation d’étudiants, d’artistes, etc. – Une édition réunira des articles témoignant de la pratique de la recherche conduite par les participants, des récits interrogeant de manière directe ou détournée les formes normalisées de production, de classification et de distribution du savoir, mettant en lumière des zones d’ombres de l’historiographie en s’intéressant à son hors champ, en élargissant la focale d’observation. La multiplication des récits conduira à une approche critique permettant de varier les perspectives, de décloisonner des savoirs, d’offrir une pluralité de voix, de générations et de formats. 

Ce projet de recherche conçu par El Hadj Malick Ndiaye (docteur en histoire de l’art, conservateur du musée T. Monod) et Emmanuelle Chérel (docteure en histoire de l’art, HDR, école des Beaux-Arts Nantes Saint-Nazaire) est rattaché au Centre de Recherche Nantais Architectures Urbanités de l’école nationale supérieure d’architecture de Nantes et fin financé par la Fondation de la Maison des Sciences de l’Homme (FMSH).

EXPOSITION – 343 / OUSMANE DIA

Le chiffre 343 renvoie à un projet de mise en espace des sculptures de l’artiste plasticien Ousmane Dia, durant la quatorzième édition de la Biennale de Africain Contemporain à Dakar portant sur le thème Forger. Cette installation sculpturale monumentale sera constituée de 343 pièces (7x7x7) forgées par les artisans de Tambacounda. Il s’agira d’explorer l’homme et son environnement dans son rapport avec les autres et étudier les solutions qui lui permettent de construire de nouvelles relations avec son prochain. 343 est donc un reflet de la thématique de la biennale (I Ndaffa. Forger. Out of the fire) au sens figuré comme au sens propre.

Cette exposition au-delà de l’accusation sur notre propre irresponsabilité, nous interpelle et nous invite à forger un ordre nouveau qui s’appesantisse davantage sur la dignité humaine.

L’exposition sera accompagnée de conférences-débats associant les organismes publics et privés: Ministère, ONG, Association, etc. qui œuvrent à une meilleure condition de vie des populations victimes de la promiscuité.

KEHINDE WILEY

Kehinde Wiley, artiste africain-américain, mondialement connu, s’est installé à Dakar où il a ouvert une résidence artistique au mois de mai 2019. La biennale l’a officiellement invité  à intégrer son programme sous forme d’un projet artistique carte-blanche.