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Soly Cissé a « Carte blanche » lors de cette 14ème édition de la Biennale de Dakar. Les œuvres qu’il présente à la Galerie Nationale sont un éloquent témoignage du talent d’un artiste confirmé, chez qui le traitement de la couleur est fort singulier. Commissaire de cette exposition « Carte blanche », Massamba Mbaye souligne que Soly Cissé s’offre les luminescences du jour avec la violence des contrastes des artistes urbains qui investissent les murs et les regards et qui doivent être littéralement choqués, même dans la fugacité d’un passage à pied, à pas pressés, voire en voiture. Il est à l’avenant d’un registre narratif aux confluences de la psychologie analytique et de la transmission de la quotidienneté qui dépasse toute banalité du fait de sa complexité historique, sociologique, politique, économique. L’artiste épouse tous les registres de la métamorphose. En mettant en tension les identités animale, humaine et individuelle, observe M. Mbaye, il transpose nos tares, nos affects, nos évolutions cachées dans le règne animal ou hybride, afin de nous renvoyer autrement à nous-mêmes.