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Née en 1958 à Grand-Bassam. Vit et travaille à Abidjan. Dans un contexte où la pratique de l’art était peu valorisante – surtout pour une femme, Mathilde Moreau eut le mérite de comprendre que le système des Beaux-Arts était son environnement indiqué. Après l’obtention de son Diplôme des Beaux-Arts (Abidjan), elle ne se contente pas seulement du poste d’enseignant qui lui est destiné. En effet, elle contribue fortement à l’affirmation des arts plastiques ivoiriens aux côtés de ses amis du mouvement Vohou-Vohou. En 1987, elle organise à Abidjan sa première exposition individuelle intitulée « Varig ». Une exposition imprégnée par la première catastrophe aérienne de Côte d’Ivoire par la compagnie du même nom. Désormais attentive à tout ce qu’il se passe dans son environnement, elle explore, au travers de la peinture, des thématiques militantes portant sur l’organisation sociale des termites (en écho au désordre du monde des hommes), l’environnement de suie de la femme africaine traditionnelle, pour finalement investir les techniques de la peinture traditionnelle et de la calligraphie chinoise. Cette ouverture sur l’ailleurs s’est faite après deux longs séjours au pays du Milieu.Mathilde Moreau a fait plusieurs expositions en Afrique, en Europe, en Asie.

 

Born in 1958 in Grand-Bassam. Lives and works in Abidjan.In a context where the practice of art was not very rewarding – especially for a woman – Mathilde Moreau had the merit of understanding with tenacity that the Fine Arts system was her appropriate environment. After obtaining her Diploma of Fine Arts (Abidjan), she was not content with the teaching position that was intended for her. Indeed, she strongly contributes to the affirmation of the Ivorian plastic arts, alongside her friends of the Vohou-Vohou movement. In 1987, she organized her first major solo exhibition in Abidjan entitled « Varig ». An exhibition impregnated by the first airline disaster in Côte d’Ivoire by the company of the same name. Now attentive to everything that happens in her environment, she explores, through her painting, militant themes on the social organization of termites (echoing the disorder of the world of men) or the environment of soot of the traditional African woman, to finally invest the techniques of traditional painting and Chinese calligraphy. This opening on the other side was made possible after two long stays in China. Mathilde Moreau has had several exhibitions in Africa, Europe and Asia.