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Né en 1971 en Côte d’Ivoire. Vit et travaille à Dakar. Après une dizaine d’années dans l’univers de la publicité, Pascal Nampémanla décide de se consacrer entièrement à l’art. Il aborde différentes thématiques à travers plusieurs techniques et processus de créations. Il s’applique à laisser des marques de café jetées par couches successives sur ses toiles et cartons. Il se livre aux vents libertaires, guidé par ses sens et ses émotions comme un aveugle sans canne. Nampémanla illustre les évolutions actuelles du monde. Il n’envisage pas de le changer mais pose un regard interrogateur sur son état actuel. Ses créations, proches du nouveau réalisme, forment « un recyclage poétique du réel urbain, industriel, publicitaire » (P. Restany). Dans ses Portraits-apparitions, il représente des migrants périssant dans la Méditerranée ou dans le désert libyen quand ils n’y sont pas vendus comme esclaves. Les visages qu’il nous renvoie sont anonymés : des disparus sans visage ni identité. Nampémanla explore et exploite le papier sous toutes ses formes. Il lui donne une seconde vie recyclée, mâchée ou collée. Comme pour dire sa part d’espérance en la vie, à l’endroit des partants désabusés qui se perdent sur les chemins.

 

Born in 1971 in Côte d’Ivoire. Lives and works in Dakar. After a decade spent in the world of advertising, he decided to devote himself entirely to art. He approaches different themes through several techniques and processes of creations. He strives to leave coffee brands disposed in successive layers on his canvases and cardboards. He gives himself up to freedom, guided by his senses and emotions like a blind man walking without a cane. Nampémanla illustrates the evolution of the world. He does not plan to change it, but takes a critical look at its current state. His creations, close to the new realism, form « a poetic recycling of the urban, industrial, advertising reality » (P. Restany). In his Portraits-appearances, he represents migrants perishing in the Mediterranean or in the Libyan desert when they are not sold as slaves. The faces he sends back to us are anonymous: missing people without face or identity. Nampémanla explores and exploits paper in all its forms. He gives it a second life, recycled, chewed or glued. As if to say his share of hope in life, towards these departed who are lost on the roads.