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Née à Cuba en 1959, Marta María Pérez a étudié à la prestigieuse Academia de San Alejandro, puis à l’Instituto Superior de Arte de La Havane. Très tôt, elle se sert de la photographie pour capturer les installations et les performances qu’elle réalise dans la nature. Ce n’est qu’à partir du début des années 1980 qu’elle définit un style qui lui est propre fondé sur l’utilisation du noir et blanc en petit format pour aborder, à partir de la mise en scène de sa propre image, l’utilisation rituelle du corps et des objets dans la Santería cubaine. Au milieu des années 1980, elle entame une série de travaux qui questionnent les rapports entre féminité et maternité et explore la mise en image du corps soumis à la violence et à la souffrance. Suite à la crise économique et à la Période spécialeen temps de Paixdécrétée dans le pays, elle quitte Cuba et s’installe au Mexique, où elle poursuit ses recherches en photographie et vidéo. Elle a participé à de nombreuses biennales du Tiers Monde et jouit désormais d’un prestige international qui lui vaut d’être présente dans les collections du Reina Sofía (Madrid), de la Maison Européenne de la Photographie (Paris) ou encore la Collection Daros (Zurich). En 2012, elle obtient le prix de la Cisneros Fontanals Art Foundation (Miami) pour l’intégralité de son œuvre photographique.

 

Born in Cuba in 1959, Marta María Pérez studied at the prestigious Academia de San Alejandro, and then at the Instituto Superior de Arte in Havana. She has used photography from very early on to document the installations and performances she realized in nature. It is only from the early 1980s on that she defined a personal style based on the use of small format black and white to tackle, with her own image mise en scène, the ritual use of the body and objects in Cuban Santería practices. In the mid-1980s, she started a series of work questioning the relationship between femininity and maternity and explored setting the image of the body, submissive under violence and suffering. Following the economic crisis and the Special Period in Time of Peace put in place in the country, she left Cuba and settled in Mexico, where she continued her works in photography and video. She participated in numerous Third World biennales and enjoyed an international reputation, being collected at the Reina Sofía Museum in Madrid, the Maison Européenne de la Photographie in Paris or the Daros Collection in Zurich. In 2012, she received the Cisneros Fontanals Art Foundation prize in Cuba for the whole of her photographic oeuvre.